J’ai effectué la première course chronométrée de ma vie en mai lors du Trail des 4 Vents à Ramonchamp, mais en réalité j’avais déjà acquis un dossard un peu avant, celui du Semi-Marathon du Vignoble d’Alsace 2017.
Ce qui me fait plaisir, c’est naturellement le trail, courir en montagne, gambader en forêt. Mais alors pourquoi un semi-marathon, une course sur route ? La réponse est facile, car le Marathon du Vignoble d’Alsace est un événement populaire où il ne faut pas se prendre au sérieux, c’est même conseillé ! Comme son nom l’évoque, il s’agit d’une course festive où il y a des ravitaillements classiques, sportifs, mais également des relais gastro-viniques où l’entrainement du pliage du bras au niveau du coude et tout aussi important que celui des jambes. Et surtout, ce sont des courses où il est de bon ton de venir déguisé et sur ce point les coureurs ne se privent pas :) Donc si vous voulez voir des bananes coureuses, des bretzels en folies, des dinosaures sautillants, des voleurs en cavale ou des policiers les pourchassant avec des pistolets à eau (ce qui était mon cas), c’est le marathon qu’il vous faut.


État d’esprit↗
Ce n’est pas la peine de re-préciser que l’ambiance est très festive et très agréable sur le MVA, l’état d’esprit est à l’amusement, même s’il fait un peu mal à la fin, voir très mal pour certains dès le début !
De mon côté, je pense que l’étape plutôt angoissante de mon premier trail en mai à fortement fait chuter le stress et toute appréhension pour ce dimanche 25 juin. J’ai été étonnemment serein pour ce semi-marathon, sans angoisse aucune, et ce jusqu’à la ligne d’arrivée.


Direction Scharrachbergheim en bus↗
Le départ du semi-marathon se situe à Scharrachbergheim-Irmstett, à mi-parcours du marathon. C’est la seule course ayant une ligne de départ différente, car même le 10 km commence à Dorlisheim. D’ailleurs un grand coup de chapeau à l’organisation du MVA pour l’acheminement en bus des coureurs du semi depuis Dorlisheim. Cette petite balade mettait déjà dans l’ambiance. C’est d’ailleurs en montant dans le bus que j’ai entendu une première réaction sur mon débardeur Vegan Runners par un groupe d’américains (avec un fort accent du sud). Arrivé sur le lieu du départ, la fête battait déjà son plein avec un orchestre jazzy et la masse des compétiteurs augmentant au fur et à mesure de l’arrivée des nombreux bus.
Le truc sympa est que le départ du semi-marathon est la mi-course des marathoniens, ceux-ci passent à cet endroit, donc les coureurs du semi en s’échauffant les jambes ou déjà les coudes et les papilles pour certains, les encouragent. Et ceci jusqu’au dernier moment d’ailleurs, car même après le coup de départ, nous autres dans la seconde moitié du peloton continuions d’applaudir les marathoniens le temps de passer la ligne.
C’est parti pour 21 km↗
Le départ est donné, super lentement, voir en marchant tellement ça bouchonne dans le petit village de Scharrachbergheim et dans les premières chicanes pour accéder aux pistes cyclables ou dans les vignes. Ça déconne de tout côté.

Je comptais partir sur une base de 6 min/km de moyenne, afin de ne pas aller trop vite et devoir ralentir drastiquement sur la fin. Je pense avoir plutôt bien géré mon allure, j’en suis d’ailleurs content pour un premier semi. Je n’ai eu aucun soucis, pas de douleur, ni de crampes ou début de crampes, j’ai su adapter mon allure en écoutant mon corps.
Le marathon du vignoble d’Alsace est loin d’être plat, c’est plutôt une succession de petites collines plus ou moins longues, plus ou moins dures. C’est un autre paramètre à prendre en compte, mettre en place des changements d’allures aux bons moments, réduire sa foulée dans les ascensions, voir marcher dans certaines portions, ce que j’ai fait une ou deux fois.
Ravitaillements gastro-viniques vous avez dit ?↗
J’avoue ne pas avoir bu une seule goutte de vin durant la course. Je comprends ceux qui le font, surtout en groupe, entres amis, c’est super festif ! Mais ce n’était pas mon but et je dois dire que j’ai du mal à intégrer la notion d’effort somme toute intense avec la prise d’alcool, même si on ne parle pas de performance ici.


Gérer le côté nutrition↗
Au niveau nutrition, il est très important de commencer la préparation d’une course comme un semi-marathon la semaine avant l’événement, et pas juste la veille ou le jour même. Ayant déjà une alimentation végane saine, pas beaucoup de choses ont changées dans mes habitudes, j’ai juste privilégié les apports en glucides les quelques jours avant la course afin que mon corps les stocke pour plus tard. La veille de la course, Francesca m’a préparé un super petit plat à base de pommes de terre, avocats, riz complet, nuggets de tofu, betteraves (un légume plein de bonnes choses trop sous-estimé, j’en parlerai prochainement) et des légumes. Un peu avant dans l’après-midi, un smoothie avec des protéines végétales m’a permis d’augmenter également mon apport protéinique.

Le jour de la course, j’ai commencé comme tous les matins par un oat meal (flocons d’avoine) un peu boosté en protéines toujours avec de la poudre Purasana. J’ai bu régulièrement - même si plus tard en montant dans le bus, je me suis rendu compte que je n’avais même pas une bouteille pour les 2 heures à venir. J’ai mangé quelques noix et une banane dans l’heure avant le départ.
Durant la course, outre les quelques quartiers d’orange et les fruits séchés des ravitaillements, j’ai pris un gel Eric Favre MX-4 vers le 11ème kilomètre. Je me suis d’ailleurs stupidement bien emmêlé les pinceaux avec ! Ce gel - tout comme les Clif Shot Energy - ont une petite languette sympathique qui permet de ne pas avoir de déchet dans la main lorsque l’on déchire l’emballage, il reste solidaire de celui-ci, mais moi j’ai eu la bonne idée de déchirer la languette… Je me suis retrouvé avec un gel à moitié ouvert, donc difficile à ingurgiter, j’en ai eu plein les doigts et j’ai du en gaspiller au fond de l’emballage et sur mes doigts.


Une fin de course pas trop mal↗
Sans réellement parler de negative split, je suis content de la façon dont j’ai géré la fin de course en poussant un peu. Il s’agissait de mon premier vrai semi-marathon, à savoir courir 21 km sans faire de pause ou d’arrêt comme on peut le faire en entrainement ou en trail, donc je ne savais pas exactement comment j’allais réagir et gérer le déroulement de la course. Me sentant plutôt bien je me suis dit que passé le kilomètre 18, je pouvais essayer d’accélérer un peu, ce que j’ai fait sans grande difficulté, reprenant même pas mal de places.
Bilan de mon premier semi-marathon↗
Je suis agréablement surpris de la façon dont j’ai géré cette course. Bien entendu, il n’était pas question de performance, mais j’ai tout de même donné de moi-même car au final cela reste une course officielle. Ce semi aura été un bon test pour sentir un peu l’ambiance d’une course sur route (avec du chemin quand même). Sans réel but et sans référence, je m’étais donné un vague 2h10 pour terminer la course, j’ai fini en 2h17 temps officiel (2h15 à ma montre) mais j’en reste satisfait car ce n’est pas une course plate, avec environ 250 m de dénivelé positif. Je suis dans la première moitié du classement, 692ème sur 1545 finishers, pas trop mal pour un débutant :)
Une petite déception est que je n’ai croisé aucun coureur végan, peut-être y’en avait-il, mais ils ne l’affichaient pas. J’ai eu quelques commentaires durant et après la course, certains sympathiques, d’autres très… franchouillards. Au moins, cela a suscité des interrogations, voir de la surprise.
Si vous aussi vous avez couru le Marathon du Vignoble d’Alsace, n’hésitez pas à faire un petit coucou dans les commentaires :)
Merci à Francesca pour sa patience et les photos ♥️
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