Mon expérience de ce mal sournois qu’est le surentrainement en trail

Repenser son plan d’entrainement

Depuis que je cours sérieusement, mon rythme est en gros de 3 ou 4 sorties hebdomadaires. Mon schéma est d’avoir un jour où je courre, puis un jour de récupération, avec 2 jours de repos après une sortie longue. Ce n’est pas nécessairement respecté à la lettre, c’est plus un cadre de travail.

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Suite à ma chute de performance cet été, la démotivation aidant, j’ai eu des pauvres semaines à seulement 2 sorties, voir une seule avec peut-être une courte virée en vélo. J’ai fait très peu de sorties longues. Et bizarrement – logiquement devrais-je dire – en baissant le rythme, la forme est revenue. Mais l’envie aussi ! Car tout est lié.

Le sommeil est d’or

On ne le répétera jamais assez, le sommeil dans les sports d’endurance est primordial et cela se ressent directement à la fois physiquement et mentalement (on peut dire aussi moralement).

Le sommeil est d'or pour les sports d'endurance

Je n’ai jamais eu de sommeil parfait. Il y a encore une petite dizaine d’années, j’étais insomniaque, je pouvais ne dormir que 3 ou 4 heures par nuit et mes journées de boulot étaient atroces à lutter contre l’endormissement. Depuis même si mon sommeil n’est pas parfait, cela va beaucoup mieux. Merci à mon hygiène de vie qui s’est grandement améliorée, notamment en étant devenu végan en 2012.

▶▶ Lire l’article Pourquoi être végan ?

Si vous accumulez des nuits trop courtes ou de mauvaise qualité, cela aura des conséquences directes sur votre entrainement. Vous allez le ressentir, la fatigue va s’accumuler, le moral va baisser avec la performance. Vous devez réagir car le manque de sommeil de qualité est un sujet aggravant au surentrainement, voir la cause de celui-ci. Faites-en sorte de bien dormir. Je ne vais pas vous expliquer comment faire, vous êtes assez grand pour au moins avoir quelques pistes.


Le bilan d’un passage à vide du au surentrainement

Ce qui ressort de cette petite expérience est que je me suis rendu compte que parfois j’ai vraiment besoin de plus d’une journée de récupération. C’est difficile de se l’avouer, de devoir se dire qu’il vaut mieux se reposer un peu plus, réduire le nombre ou la durée de ses sorties, mais à 42 ans, après seulement 3 années de reprise sportive, je n’ai plus le physique d’un jeunot de 20 et mon corps a besoin de se régénérer, surtout après des séances intensives, longues ou avec beaucoup de dénivelé.

Pour bien courir, l’équation est simple : entrainement + repos + sommeil de qualité + bonne alimentation = progression

Trail dans le massif des Vosges

Ce billet n’a pas pour vocation d’être un quelconque guide sur le surentrainement, d’être un avis expert sur le sujet, loin de là. Il s’agit simplement de mon expérience personnelle et du récit de ce que j’ai pu vivre en tant que traileur amateur. C’est plus un petit article qui peut – je l’espère – rebooster le moral de certaines personnes débutantes ou non qui ont un coup de mou, afin de repartir avec la banane. D’ailleurs n’hésitez pas à faire part de votre propre expérience et de vos conseils sur le sujet du surentrainement et de la baisse de moral dans les commentaires ci-dessous.

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