Mon expérience de ce mal sournois qu’est le surentrainement en trail

Dans la pratique du trail ou de la course à pied, il arrive plus ou moins régulièrement de se sentir stagner, d’avoir comme un coup de mou qui perdure. Durant ces moments, le mental travaille beaucoup, on se demande ce qui se passe, pourquoi et d’où vient ce feeling différent de ce que l’on ressent d’habitude. On s’entraîne toujours de la même façon, mais c’est plus dur, on a l’impression de ne plus progresser, on a même le sentiment de régresser. Cela peut même aller loin, surtout lorsque l’on est encore débutant, chez moi, j’avais carrément remis en question ma pratique du trail, me disant que j’arrive à mes limites et que ce n’est peut-être finalement pas pour moi.

Ces périodes de doute sont tout à fait normales. Elles peuvent arriver pour différentes raisons. Il faut commencer par arrêter de se décourager et plutôt se pencher dessus pour réagir en conséquence. Je vais vous livrer quelques points qui sont le fruit de mon expérience personnelle.

La question du surentrainement

Il y a de fortes chances pour que cet état d’esprit démoralisant soit causé par du surentrainement. Le surentrainement c’est quoi au juste ? C’est simplement trop s’entrainer, trop pousser la machine, à un point où le corps et le psychologique commencent à peiner et à tirer la sonnette d’alarme.

Le surentrainement en trail

La pratique de la course à pied peut facilement être euphorisante, surtout lorsque l’on débute et que les progrès sont notoires. On courre 2 fois par semaine, puis on rajoute une séance de plus, puis une autre parce que c’est fun et qu’on s’améliore. Bref, on prend du plaisir à courir. On rallonge le temps ou le kilométrage des sorties sans même s’en rendre compte parfois, car l’attrait des petits sentiers forestiers est tellement motivant. Mais voilà, on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut, il faut savoir s’économiser et écouter son corps pour progresser. Le repos est primordial et fait partie intégrante de l’entrainement.


Comment savoir si je suis victime de surentrainement ?

Le surentrainement peut-être difficile à déceler, car c’est assez sournois et il prend du temps à se manifester. Et surtout, on n’y pense pas directement. En gros, lorsque vous vous sentez fatigué, physiquement et mentalement, presque à toutes vos sorties, il y a de fortes chances que vous courriez trop. Vous êtes victime de surentrainement. Faites le point, regardez votre charge de travail des quelques semaines passées et agissez en conséquence.

Récupération, sommeil pour éviter le surentrainement

Dans mon cas personnel, c’est en gros ce qui m’est arrivé par le passé et en fin de cet été également. Une grosse baisse de forme. Je partais sur les sentiers derrière chez moi comme d’habitude après le boulot, plutôt motivé et à priori en pleine forme. Mais en moins de 2 km, je me sentais déjà les jambes et le corps lourds. Des segments que je fais des dizaines de fois me faisaient peur et je suais plus que d’habitude à les passer. Hyperventilation, fréquence cardiaque qui grimpe plus vite qu’à l’accoutumée, motivation à la ramasse. J’ai même écourté des petites sorties car la stamina n’était vraiment pas là.

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